Olibrius wine - Marc DANIELOU vigneron en vallée du Rhône présente ses vins

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5 - Les vins


Jusqu'au millésime 2010, nos vins étaient commercialisés en "Vin de France" (ex Vin de Table)… ceci mérite quelques explications.

Quelques notions pour comprendre les catégories de vin …:

Toute exploitation a la possibilité de revendiquer ou non l'appellation à laquelle elle aurait le droit. C'est ce que certains appellent "déclasser" un vin dans une catégorie inférieure. Par exemple un CDR Village peut être replié en CDR, qui lui-même peut être replié en Vin de Pays, puis en Vin de France avec mentions de cépages et/ou millésime, puis en Vin de France.

Les raisons de ces "déclassements" sont variées, nous en citons quelques unes :
- Vis-à-vis du décret de l'AOC comme par exemple, l'inadéquation d'un cépage par rapport à l'AOC (du Riesling planté sur une aire en AOC CDR ne pourrait être revendiquée en AOC)… et donc, dans ce cas il s'agit d'une interdiction de revendication pour non respect de l'AOC
- Non agrément du vin par les organismes vis à-vis de la qualité jugée insuffisante ou atypique
- Déclassement volontaire par le producteur vis à vis d'une politique commerciale particulière ou autre.

Plus on tend vers les catégories inférieures et moins la législation est stricte et contraignante. La catégorie la plus simple (Vin de France) ne nécessite aucune démarche administrative (pas d'agrément à obtenir).

Notons que depuis 2009 la dénomination Vin de Table est remplacée par Vin de France… ayant une meilleure image, surtout au niveau du marché mondial.


Nos vins :

La totalité des raisins proviennent de parcelles en Appellation d'Origine Contrôlée (AOC), avec des cépages traditionnels rentrant dans l'appellation et des rendements bien inférieurs à la réglementation.
Bien que bénéficiant des appellations CDR et CDR Village, nos vins étaient cependant commercialisés "Sans Indication Géographique" (SIG) et nous proposions différentes cuvées en Vin de France…

Ce choix a été retenu après mûre réflexion, essentiellement pour éviter les contraintes administratives (constitution de dossiers d'agréments, analyses périodiques obligatoires, prise d'échantillons avant la mise, avertissement avant les mises, etc…)… bref pour une totale liberté mais surtout pas au détriment de la qualité.
Est-ce que commercialement ce choix est préjudiciable ? Je pense que dans ce " marché de niche " ou nous produisons des produits " confidentiels ", c'est avant tout la marque du domaine qui à terme sera reconnue (qualité, style, originalité du produits) et qui dépassera la notion péjorative de Vin de table.

Ceci retrace l'historique...
Aujourdh'ui, depuis le millésime 2011 nous avons changé de politique !
Sous linfluence de plusieurs amis qui trouvaient dommage (vu le niveau qualitatif) de présenter nos vins comme de "vulgaires" vins de table, nous revendiquons désormais les appellations Côtes du Rhône, voire CDR Village (à partir du millésime 2013).
Cette politique ne change en rien le niveau qualitatif de nos vins !


Les cuvées :

Les noms de cuvées sont des déclinaisons du terme Olibrius traduites en Breton (clin d'œil à mes origines) :

  • Iskis : Etrange, bizarre, remarquable
  • Oristal : Hurluberlu
  • Diaoul : Diable ou plutôt garnement



Iskis 9 :
Vendangé en octobre 2009, élevé 100% en fûts, mis en bouteille en mai 2011, commercialisé en juin 2011.
Plus disponible depuis le mois de décembre 2011
A terme, il devrait s'agir du vin de cœur de gamme.
En 2009 vu la quantité produite (env 1 200 cols) il n'y a qu'une seule cuvée.

Iskis 10 :
Vendangé en septembre et octobre 2010, élevé partiellement en fûts, mis en bouteille en Mai 2012, commercialisé en juin 2012

Iskis 2011 (en CDR) :
Vendangé en septembre et octobre 2011, élevé 6 mois en cuve puis 12 mois en fûts, mis en bouteille en juin 2013, commercialisé en juillet 2013

Oristal 10 (cuvée Prestige):
Vendangé en octobre 2010, élevé 100% en fûts, mis en bouteille en mai 2013
Commercialisé en juillet 2013
Il s'agit des meilleures parcelles et des raisins à maturité optimale.
Haut de gamme

DIAOUL 2011 (en CDR) :
Vendangé en octobre 2011, élevé 18 mois en fûts, mis en bouteille en mai 2013, commercialisé en juillet 2013
Cuvée Spéciale 100% carignan

Commentaires de dégustation

Iskis 9
(Vendangé en Octobre 2009 – Mis en bouteille en Mai 2011)
En rupture
Un premier nez un peu boisé, qui s'estompe rapidement pour basculer sur des fruits rouges bien murs et des fruits à l’eau de vie.
La cerise noire apparait et en fond le boisé s'oriente vers des bois nobles (cèdre, thuya).
Le côté chaud et les arômes bien mûrs rappellent les nez de Porto et on peut également y trouver des notes de cacao, de tabac et d’épices douces.

La bouche rappelle le nez.
Il s’agit d’un vin franc avec une bonne attaque et relativement puissant. Le fruit bien présent débouche sur un fond de sous bois et d'humus.
En fin de bouche un retour mentholé amène une certaine fraicheur. Cette fraicheur, qui arrive rapidement, nous conduit un peu trop vite sur la fin de ce vin à qui on pourrait reprocher un léger manque de gras et de longueur.

Il s’agit bien d’un vin du sud, relativement puissant et chaud, sans lourdeur et jouant dans le registre de la finesse. Ce vin déjà fondu est très agréable maintenant mais pourra être conservé pendant 5 ans.
A consommer à une température de 15-16°, sur de belles pièces de bœuf grillées, grillades d’agneau, daubes, magrets aux fruits rouges, tajines aux pruneaux…

Iskis 10
(Vendangé en Octobre 2010 – Mis en bouteille en Mai 2012)
Disponible depuis Juin 2012
(commentaire de dégustation d'août 2012):

Impression immédiate : bien, franc, belle couleur, jolis arômes, du plaisir en perspective.
Couleur « cardinal soutenu ».
Au nez, des arômes évolutifs, qui commencent par la myrtille, le cassis. Des arômes de fruits murs.
Ensuite suivent après aération le sureau, la réglisse, le poivre et la pivoine. Un peu plus tard, la pivoine prend une nuance végétale côté calament, menthe poivrée. Ce côté végétal, presqu’empyreumatique, mentholé n’est pas gênant et confirme le côté frais qui viendra en bouche plus tard. Un nez très évolutif.
Après une belle attaque, la bouche est ronde, étonnamment fraiche. La structure est intéressante, ni trop puissant ni trop concentré. Le boisé est discret et fondu, apportant en fin de bouche quelques notes d'épices douces (vanille, clou de giroffle entre autres). Aucune lourdeur dans ce vin sudiste. La finale est légèrement astringente, mais sans être asséchante. La fraicheur de ce vin est bienvenue et permet de faire oublier sa puissance alcoolique... La présence du carignan (45%) doit y être pour quelque chose.

Un léger creux en milieu de bouche pourrait lui être reproché sans pour autant nuire à son équilibre.

Pour finir : Ce vin de bonne tenue est agréable, séducteur, de longueur moyenne et avec lequel on prend beaucoup de plaisir.


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